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    Un krach de l’art contemporain en mai 2009?

    Par le webmaster | juin 23, 2008

    Serghei Litvin Manoliu annonce un krach de l’art contemporain en mai 2009 sur le blog D0010 Comment cela va-t-il se passer ? Quels en seront les scenarii ? Le grand jeu de l’été 2008 vous est ouvert ici ! Soyez imaginatifs….

    Mai 2009 est arrivé : krach ou pas? ici un article du 5 mai 2009 dans Monney Week

    Catégorie : Actualité, Débats | 48 Commentaires »

    48 réponses à “Un krach de l’art contemporain en mai 2009?”

    1. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juin 23rd, 2008 at 9:14

      Vous trouvez sur le blog Lunettes Rouges la réponse de Marc Lenot sur le contemporary art super business :

      http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2008/06/21/jan-fabre-au-louvre-only-acts-of-poetical-terrorism/

      À suivre. Urgent.

    2. sallantin a dit :
      juin 23rd, 2008 at 15:16

      L’impossible débat
      Je crois que maintenant (depuis le temps!) on a compris comment on fait pour que le débat soit impossible. Il y a deux groupes, celui des imbéciles et des grognons (avant c’était celui des réactionnaires) et puis celui des dévots de l’AC ou du “contemporary art super business”. Mais alors où sont les gens intelligents, cultivés, élégants et légers? Chez Marcel Gauchet? Je signale le dernier numéro de la revue du Débat (n° 150)… allez voir, ce sera peut-être utile pour l’après krach?

    3. Philippe Rillon a dit :
      juin 24th, 2008 at 13:56

      Je vous communique l’appel à une table ronde qui se tiendra le 1er juillet à la mairie du ème arrondissement de Paris.
      La peau de l’ours qui l’organisanise souhaite y remettre au centre du débat sur les mesures annoncées par la Ministre suite au rapport de martin Bethenod,les nécessaires mesures de défiscalisation pour les achats d’oeuvres d’artistes vivant en France…mesures qui figuraient dans le rapport mais n’ont pas été reprises par la ministre..

      Philippe Rillon

      Faut-il tuer les artistes pour sauver le marché de l’art?

      En France, le marché de l’art subit un déclin lent mais régulier, constate Christine Albanel, ministre de la Culture. La preuve? Notre pays se serait fait souffler la troisième place dans ce domaine par la Chine. Londres et New-York, mais aussi Genève, profitent de leur statut fiscal pour tailler des croupières à l’une des plus anciennes capitales de la création artistique: Paris.
      Dès lors, la ministre propose de prendre modèle sur ses concurrents en donnant à la France créatrice un courant d’air libéral. Elle décrit sa stratégie dans son «Plan de renouveau du marché de l’art», librement inspiré par le rapport de Martin Bethenod, commissaire général de la Foire Internationale d’Art Contemporain.

      Or, de nombreux artistes vivant en France accusent le plan ministériel d’être le remède qui tue le patient! Sous couleurs de libéralisme, c’est la création d’aujourd’hui qui risque de ne pas se relever de ses effets pervers.

      Alors, ce plan est-il la dernière chance pour sauver le marché de l’art ou le meilleur moyen pour étouffer ces créateurs qui, depuis des siècles, ont défendu la place de la France dans le monde ?

      Venez en débattre lors de la
      Table Ronde
      le mardi 1er juillet à 20h 30 (entrée libre)

      organisée par « La Peau de l’Ours » (http://lapeaudelours.free.fr)
      à la Mairie du XIIIe arrondissement.
      Salle des mariages, 1 Place d’Italie, Paris 13ème.

      q Modérateur : Jean-Noël Cuénod écrivain et journaliste
      q Sous la présidence d’honneur de Monsieur Jérôme Coumet, Maire du 13ème

      Communications de :
      (sous réserve de confirmation)

      q Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication ou son représentant.
      q M. Rémy Aron, Président de l’association La Maison des Artistes : les mesures de défiscalisation des achats d’œuvre d’artistes vivants en France, le point de vue des artistes.
      q Mme Marie Anne Ferry-Fall, directrice juridique de l’ADAGP : les droits d’auteurs menacés ?
      q Comité Professionnel des Galeries d’Art : ce qu’en pensent les galeristes, lecture d’une communication écrite …
      q Un(e) représentant(e) de la Culture à la Ville de Paris.

      N.B : La revue Artension publiera un compte rendu de la table ronde dans son numéro 43 (septembre octobre)

    4. Ziegler a dit :
      juin 25th, 2008 at 8:36

      On est d’autant plus mal barrés en ce moment que ceux qui traitent de grognons, aigris, etc…des gens qui émettent la moindre critique sur l’AC, considèrent sans aucune honte le Louvre comme “un grand tombeau” (jan Fabre sur France-Culture) et les oeuvres qui s’y trouvent comme “reconnus et embaumées “(Lénot).
      Ceux qui sont payés (par la DAP) pour savoir que c’est le regardeur qui fait le tableau devraient retirer la poussière et la morbidité qu’ils ont dans leurs propres yeux ainsi que les oeillères de chaque côté, avant de mettre les pieds au louvre. Ils utilisent le même vocabulaire que les touristes qui “font ” le Louvre, comme on fait la Tour Eiffel ou la place du Tertre.
      Quand il ne peut plus y avoir de dialogue, il y a divorce, et après le divorce il y a éclatement de la famille.
      A quand l’explosion?

    5. sallantin a dit :
      juin 25th, 2008 at 11:52

      Marc Lenot a raison d’écrire “Oui, il y a partout transgression, imitation et déformation. Jan Fabre connaît infiniment mieux l’art de ces contrées que tous ces petits Trissotins…” puisque c’est de l’AC
      Mais, reconnaissons avec Pierre-Marie Ziegler que l’AC n’est guère joyeux et reconnaissons qu’il y a abus de langage à dire que c’est de l’art puisque les artistes de l’AC le disent eux-mêmes!! ainsi
      Bertand Lavier (sur le site de face à l’Art)
      « C’est l’art contemporain qui a été mon déclencheur, pas l’art. Le virus a été virulent : je suis devenu artiste contemporain »?Libération, Juillet 2004

      et ceci est commenté par Jean-Luc Chalumeau
      (Par le webmaster | mai 30, 2005 face à l’art panier de citations)
      « …. Une histoire de l’art contemporain ne peut donc être qu’une histoire de l’art moderne, dans ses démêlés avec une réalité difficilement compréhensible : la présence au sein des institutions culturelles (et sur le marché !), de gens qui de leur propre aveu ne font pas de l’art, et n’en sont pas moins considérés comme des artistes »
      Il y a peut-être un petit problème. Non? Trissotins ou pas…

    6. Françoise de céligny a dit :
      juin 25th, 2008 at 18:17

      l’art est par essence éternel, est né avec l’homme et mourra avec lui, ces histoires de luttes, de réactions, de désirs de paraitre, d’exister soi, avant les autres, n’ont en fait qu’une raison temporaire , il faudrait donc prendre de la distance, envisager l’art par le seul angle qu’il mérite: celui de son amour, pour ce qu’il est, transmet, apporte d’enrichissements et d’émerveillement. Un “krash”, donc de l’AC en mai, peut, avec ce regard, sembler loin de la valeur réel de l’art, loin de son temps, qui est infini. pourtant, il s’agit de favoriser toujours et encore le respect de sa reconnaissance, de son épanouissement et il y a urgence aujourd’hui, car il est menacé. Alors, oui, il y aura sans doute un déclin, suivit d’une renaissance et ainsi de suite, puissions-nous être de ceux qui favorisent le déclin de ce qui entrave l’art dans sa diversité et sa richesse et construisent ce qui le fait vivre.

    7. Christine Sourgins a dit :
      juin 26th, 2008 at 18:13

      Les récalcitrants à l’AC ont le droit d’être grognons dans leur coin, mais le seul fait d’oser protester publiquement les transforment en « grognons imbéciles » sic Lunettes Rouges. Car protester montre qu’on a gardé son sens critique, plus quelques gouttes de courage pour braver l’artistiquement correct, donc qu’on est mauvais élève, qu’on désobéit, qu’on refuse l’injonction de Jan Fabre de se « vider de soi même », bref de se faire hara-kiri !
      Lunette Rouge nous avait habitué à plus de perspicacité, moins de conformisme : on sait maintenant que si ce bloger porte des lunettes rouges c’est pour mieux faire les yeux doux à l’Art officiel.

      Christine Sourgins

    8. aude de kerros a dit :
      juin 27th, 2008 at 8:27

      Laissons l’AC à son marché qui n’en est pas un puisque pourri par la création de valeur en réseau, selon le principe du délit d’inités… et rejoignons les marchés d’art fondés sur le principe de l’offre et de la demande.
      Chacun joue dans sa catégorie il n’y a aucune nostalgie là dedans.

    9. sallantin a dit :
      juin 28th, 2008 at 12:56

      Grognons, grognons… et soyons de plus en plus de grognons à refuser que les citoyens contribuables continuent de financer la promotion “de gens qui de leur propre aveu ne font pas de l’art, et n’en sont pas moins considérés comme des artistes » comme le dit si bien Jean-Luc chalumeau, d’autant qu’ils nous ennuient fort, ces artistes subventionnés avec leurs provocations à un euro!

    10. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juin 28th, 2008 at 23:27

      Françoise de Céligny parle de “krash” – il ne s’agit pas d’un avion, mais d’un marché ! Donc : krach.

      Aude de Kerros, rappelant le “délit d’initiés” colle au sujet… financier (le krach).

      Marie Sallantin parle, elle des “contribuables qui financent la promotion”…

      Permettez-moi de répéter : le krach du Contemporary Art Super Business est une question financière, une question d’argent, pas d’art. Il fallait que quelqu’un le dise.

      Quand Marc Lenot m’écrit : ” (…) que c’est une question de capital (…) ” je lui réponds : ” Non, Marc, c’est une question d’argent, et vous le savez très bien “. Le capital, lui, est social – tandis que l’argent est une question personnelle, ou de réseau…

      Et je trouve que l’art contemporain au Louvre c’est très, très bien – ce qui ne veut pas dire que je vote (je ne vote jamais) pour tel ou tel Belge en particulier. Et à Versailles aussi – mais pas n’importe quel fabricant de jouets gonflables pour vieux bébés riches !

    11. Corine Girieud a dit :
      juin 29th, 2008 at 12:16

      Oui Serghei, l’AC là où on ne l’attend pas (encore que, ces rencontres anachroniques deviennent monnaie (!!) courante), c’est très, très bien. On se dit, nous qui travaillons dans l’AC, pour l’AC, que c’est une bonne chose, que si des personnes restent attachées à un art du passé, le trouvent plus accessible que celui d’aujourd’hui et visitent plus facilement le Louvre ou Versailles que Beaubourg, et bien ces personnes peuvent ainsi croiser de la création actuelle, au moins la voir. Sauf que ces personnes risquent fort de ne voir QUE ces créateurs-là, un tout petit peu omniprésents dans les institutions. Et n’avoir de l’AC que cette référence qui reste, quand même, très, très réductrice par rapport à la foisonnante créativité dont on est entouré.
      Qui pourrait en vouloir à des touristes en visite à Versailles de ne pas se précipiter au MNAM après n’avoir vu de l’AC que les joujoux de Koons ? Et peut-être ne connaître que cela de la création contemporaine…
      Ah oui, et aussi les colonnes de Buren !! (que j’aime bien, d’ailleurs)

    12. sallantin a dit :
      juin 29th, 2008 at 13:36

      “Le capital, lui, est social – tandis que l’argent est une question personnelle, ou de réseau…”
      Donc le capital social (ici le patrimoine avec ses musées financés par l’Etat donc les contribuables) tombe dans le réseau de l’argent qui lui est “une question personnelle”…. par ex “la question personnelle” de la cote de Fabre .
      Ai-je bien compris, Serghei Litvin Manoliu? Si oui, le contribuable n’a-t-il pas raison de grogner? Est-ce la fonction du Louvre d’être au service des intérêts de quelques puissants individus qui font de l’argent au nom de l’art “avec des gens qui de leur propre aveu etc…”?

    13. Buzz l'eclair a dit :
      juin 29th, 2008 at 13:51

      il suffit d’enlever les bandelettes des momies critiques

      L’AC c’est du plomb
      du plomb et encore du plomb

      il n’y a que les momies critiques pour croire que c’est de l’or

      l’or c’est la famille
      la Sainte Famille au palmier de Pierre Puget
      vendu cette semaine seulement 315 000 euros.
      Mes oeil s’est ouvert

    14. Anne Malherbe, Lucileee, Face à l’Art, rue89… - Le Blog du Dessin Contemporain a dit :
      juin 29th, 2008 at 20:16

      [...] Marie Sallantin ose citer le krach du Contemporary Art Super Business… et le blog Face-à-l’Art croule sous les commentaires… Participez ! [...]

    15. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juin 29th, 2008 at 23:15

      Madame, Mademoiselle, Monsieur : je vous invite à une promenade, une promenade dans un champs de mines.

      Buzz l’éclair connaît les champs (de mines).
      Corine Girieud est fille de soldat.
      Aude de Kerros porte une couronne.
      Marie Sallantin et tous nos amis se préparent.
      Christian Berst écrit.
      PDV prépare nos textes futurs.
      MB va nous éditer.
      TDM est en embuscade…
      Moi-même, votre S L M préféré, suis en vacances – ça se voit, non ?

      Bref :
      Avez-vous marre des jouets gonflables ?
      Avez-vous marre des komisâârs à la kulture ?
      Avez-vous marre du Contemporary Art Super Business ?
      Avez-vous marre des vieux bébés riches ?

      Oui ?

      Alors, mes amis, si vous êtes prêts, nous allons beaucoup rire, ça, je vous le promets !

      S L M – juin 2008

    16. guillaume a dit :
      juin 30th, 2008 at 4:58

      ce n’est plus une promenade mais une croisade !!!

    17. Lunettes Rouges a dit :
      juin 30th, 2008 at 6:41

      Vive Poujade et la défense des contribuables !
      Excellente perspective pour parler d’art !
      C’est peut-être en plus un complot des Sages de Sion, cette histoire d’AC, non ? ou alors de la franc-maçonnerie alliée au complexe militaro-industriel ?
      Remarquable débat !

    18. Lunettes Rouges a dit :
      juin 30th, 2008 at 7:25

      Post scriptum (Wikipedia):
      “Le poujadisme peut surtout se définir comme une rébellion sectorielle érigée en vision du monde puisant dans le répertoire de la révolte contre les « gros », le fisc, les notables et le rejet des intellectuels au nom du « bon sens », des « petites gens ».”
      Rien de nouveau sous le soleil. Poujadolf est de retour.

    19. Guillaume a dit :
      juin 30th, 2008 at 11:39

      c’est cela oui

    20. sallantin a dit :
      juin 30th, 2008 at 11:39

      «Un battement d’aile de papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas?» était le titre d’une conférence de Lorenz, le metéorologiste. Une grogne à Paris peut-elle déclencher un krach du “Contemporary Art Super Business”?
      Poujade, c’était au siècle dernier….

    21. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juin 30th, 2008 at 12:36

      Très Cher Marc,

      Nous sommes touchés par votre attention.
      Dès 6H41, vous démasquez nos complots avec finesse et élégance : Poujade, Sages de Sion, franc-maçonnerie, Hitler…

      Continuez, je vous prie ; vous lire est un plaisir instructif.

    22. aude de kerros a dit :
      juin 30th, 2008 at 15:59

      Soyons curieux… Observons, Posons nous des questions: A l’heure ou les golden boys par milliers apprennent qu’ils sont licenciés quand leur pass est bloqué au tourniquet au pied des tours où ils travaillent, que peut devenir l’AC dans la tourmente? C’est certes un produit financier haut de game, qui n’obéit pas aux régles en vigueur sur les autres marchés, mais survivra -t-il pour autant au grand désordre? Affaire à suivre donc!
      En France nos artistes non reconnus à New York n’ont rien à craindre, ils ont pour ainsi dire le statut de fonctionnaires et beaucoup ont la ressource d’enseigner le dessin, “contemporain” bien sur, dans les lycées, colleges et écoles des Beaux Arts et aussi, pour arrondir les fins de mois, de bénéficier des commandes d’art sacré.
      Que “Lunettes Rouges” se rassure, tout va bien!
      La situation est en main en France. Aucun artiste d’AC ne risque de ce jetter par la fenêtre du Ministère de la Culture ou de se flanquer une balle dans la tête sous les fenêtres du Ministre des finances.
      Aude de kerros

    23. Ziegler a dit :
      juin 30th, 2008 at 18:38

      L’AC concilie deux choses que je pensais inconciliables: le poujadisme (défense de l’intéret d’une petite catégorie professionelle par un repli sur soi) et l’esprit de colonisation (AC dans les musée d’art classique). C’est pas fini pour autant, ils travaillent au corps maintenant les évêques (conférences de carême par jean de Loisy).

    24. Ziegler a dit :
      juin 30th, 2008 at 18:49

      Les pauvres évêques, qui n’en reviennent pas qu’on leur fasse les yeux doux, eux qui étaient plutôt, disont depuis 1789 en gros, habitués aux crachats.

    25. guillaume a dit :
      juillet 1st, 2008 at 6:55

      une belle phrase de Claude Lévêque dans un article du Monde:
      “Quand on est dans une situation précaire, consommer de l’art n’est pas une priorité. Mais cela peut aider à renouer avec la vie, à ne pas rester dans la souffrance. C’est ça qui sauvera l’art : s’il reste uniquement dans le circuit marchand, il mourra rapidement.” je crois que c’est clair non ?

    26. Christine Sourgins a dit :
      juillet 1st, 2008 at 9:32

      Ou donc Lunettes Rouges a-t-il vu un lien entre les protocoles de Sion et la critique de l’AC ? Et pourquoi pas le Da Vinci code ? On voit que l’énervement remplace l’argument, puisque même « contribuable » devient une insulte. L’AC est une idéologie tellement dominatrice et sûre d’elle-même que ses sectateurs se refusent à toute remise en question ; ils ne lisent pas les textes des dissidents de l’AC, se contentent paresseusement d’y répondre par truismes et fantasmes. Les penseurs, les intellectuels, il y a belle lurette qu’ils sont du côté des dissidents ; par conséquent l’accusation de poujadisme tombe d’elle-même…

      Christine Sourgins

    27. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juillet 1st, 2008 at 9:58

      Bravo à Guillaume pour la splendide citation de Claude Lévêque…

      Christine, pourquoi commenter les bêtises que Monsieur Lenot peut dire ? N’avons-nous pas mieux à faire ? Quant aux “dissidents”, la définition de la catégorie est : personnes engagées politiquement pour arriver au même résultat… par d’autres moyens. Je ne pense pas que c’est ce que vous vouliez dire. “Opposant”, “contestataire”, “adversaire” serait, peut-être des mots définissant mieux votre propos.

      Et pourquoi parler de politique quand nous avons tant à dire sur l’art… et l’argent de l’art, le Contemporary Art Super Business ?

    28. sallantin a dit :
      juillet 1st, 2008 at 11:38

      Ok, causons économie…après la crise du “subprime”, la titrisation accusée de tous les maux, la hausse continue du pétrole….l’inquiétude monte. C’est pas bon comme contexte. Et L’AC dans tout ça? Ce cher colosse (de plus en plus colossal vous avez remarqué?) tremblerait-il sur ses bases? “Dis-moi mon cher Jean-Jacques, je suis inquiet pour la cote de Jeff. Tu n’aurais pas une petite place à Versailles? T’inquiète François, on va arranger ça. Pas de pb avec les français, ils sont très arrangeants. Ils aiment l’AC au Louvre. Alors…”

    29. Michel De Caso a dit :
      juillet 1st, 2008 at 12:02

      En matière de légitimation de l’art contemporain, qu’est-ce que j’ai pu entendre et lire depuis plus d’une trentaine d’années ! Il faudrait un jour que quelqu’un ait le courage de recenser les propos tenus et écrits en la matière pour dénoncer l’aspect finalement de fioriture mentale tenus par les théories en matière d’art contemporain. L’AC avait déjà les monopoles de la révolte, de l’intelligence et du progrès. Il lui manquait à son palmarès le sacré et la métaphysique. C’est maintenant chose faite. L’AC est donc tout et son contraire. Définitivement. Alors un krach, pas grand-chose à perdre. Nous sommes déjà dans le chaos.

    30. Milarépa Bacot a dit :
      juillet 2nd, 2008 at 12:21

      Ah non ! pas encore le coup du poujadisme, Lunettes Rouges, ne nous faites pas revenir aux pires heures d’Art Press et notamment leur malheureux n°223 quand tout débat sur l’art contemporain était dénoncé comme un complot venant de l’extrême droite (voir à ce sujet un excellent entretien de Laurent Danchin que nous avons récemment republié : http://www.lelivredart.com/fiche_danchin-art-postcontemporain.php). Allons, nous n’en sommes plus à ce si bas niveau, tout de même !
      N’y a-t-il donc pas d’autres arguments à avancer ? On peut apprécier l’art contemporain et justement souhaiter la fin de la spéculation qu’il subit. Comment ne pas voir que le passionnant art contemporain s’épuise sous la pression des marchés.
      Les grands artistes ont toujours su habilement se jouer des exigences de ceux qui les font vivre (religieux, monarques, bourgeois, et maintenant spéculateurs) pour exercer leurs arts en dépit des contraintes imposées par leurs clients, mais quand la pression devient trop forte la création disparaît (à l’image de l’art pompier au XIXe, et peut-être de la création actuelle en Chine ?). Pour que les artistes ne deviennent pas des artisans : Vive l’art contemporain ! Vive le krach !

    31. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juillet 2nd, 2008 at 22:26

      Allez sur : http://www.azart.fr/forum.html
      (puis cliquez sur le thème “la blogosphère s’enflamme!”)
      Des (très) jeunes discutent art et argent…

      Et relisez le commentaire de Milarépa Bacot : je ne saurais faire mieux que lui !

      Contemporary Art Super Business : Vive l’art contemporain ! Vive le krach !

    32. guillaume a dit :
      juillet 2nd, 2008 at 23:11

      Sachez d’abord que je ne ourdi pas un complot d’extrême droite, car je suis contre l’extrême droite. Ce qui m’agace, c’est la présentation des Å“uvres d’art par les chiffres. Où est l’intérêt, intellectuel, mental, spirituel, social, le “ce qui nous fait réfléchir” vraiment ??? on en est à se questionner sur des valeurs financières et matérielles parce que c’est ce qui nous est mis en avant dans les médias qu’ils soient artistique ou généraliste ( cf.” Promenade” de Serra avec ses tonnes d’acier). Il nous est mis en avant les 23 millions de dollars qu’a obtenu le cÅ“ur suspendu de Koons . Mais quand il s’agit de critiquer et de provoquer des débats intéressants, il n’y a plus personne. Il n’y a plus de critique tout simplement parce que si un mec peut se payer cette abomination rose et dégoulinante 23 millions qui ne me fait rien ressentir et pas réfléchir quand je la regarde, cela légitime l’Å“uvre et on brosse l’artiste bien dans le sens du poil.

      Pour rendre une chose attirante, il faut la rendre inaccessible, disait l’autre.

    33. Ziegler a dit :
      juillet 5th, 2008 at 9:19

      L’intéret, cher Guillaume, c’est que l’AC étant nominaliste dans son essence, sa valeur artistique fait corps avec sa valeur monétaire, sociale etc…Contrairement à l’immoblier, en cas de krach, l’immeuble s’effondre en même temps que le marché.
      Un ami d’ami a acheté une oeuvre d’AC et la remet régulièrement en circuit (expos collective) pour lui réinjecter un peu d’aura AC, et eviter que la perte du contexte entraine une perte de la valeur. Un ready-made à la maison, ça redevient un objet banal. Si le coeur de Koons ne valait pas 23 millions de dollars , il ne vaudrait rien. C’est justement son prix qui indique son appartenance à l’AC.

    34. Ziegler a dit :
      juillet 6th, 2008 at 14:32

      J’ai lu le même propos dans différents blogs, à savoir que la France a toujours été le pays des avant-gardes et que les propos critiques de certains contre l’AC n’étaient pas dignes de cette tradition.
      C’est faux dans la mesure où la France s’est caractérisée par son refus de la première avant-garde qui était l’impressionisme. La raison était que c’était l’Etat et ses fonctionnaires qui décidaient de ce qui était de l’Art ou non. Aujourd’hui la main de l’Etat se fait sentir plus que jamais (ramifications dans les régions grâce aux Fracs etc…); Et le résultat serait l’inverse! Etonnant, non????

    35. sallantin a dit :
      juillet 6th, 2008 at 17:39

      Je lis la chronique du 3 juillet d’André Rouillé : « Une vraie cassure est peut-être en train d’affecter gravement l’art contemporain. Non pas une cassure esthétique comme les avant-gardes en ont tant pratiqué avec zèle et passion au cours du siècle dernier. Mais une cassure dans les grands fonctionnements du champ et des pratiques artistiques. De façon désormais décisive, l’esthétique semble être reléguée à un niveau subalterne, loin derrière le marché, l’économie, la spéculation, le marketing — l’argent. »
      André Rouillé emploie le mot « cassure », Serghei Litvin Maloniu , lui annonce depuis le 8 juin « un krach ». Je préfère le mot « krach », car le krach annonce une faillite irréversible et le retour à une réalité. C’est le contraire de ce que nous dit André Rouillé, car dès aujourd’hui l’esthétique prend ici sa revanche sur « le marché, l’économie, la spéculation, le marketing », La réalité c’est que l’esthétique ne sera plus « reléguée à un niveau subalterne », qu’elle sortira gagnante ! Cessons de faire semblant ! Donc vive le krach du Contemporary Art Super Business pour que vive l’art

    36. guillaume a dit :
      juillet 7th, 2008 at 19:37

      si l’intérêt d’une Å“uvre c’est sa valeur financière, c’est bien symptomatique de notre chère société de consommation. Il faut que les artistes en marge de tout ce système fassent corps. manifestons notre refus de ce système pendant la fiac par exemple. il faut appuyer là où cela fait risque de faire mal. intelligemment bien sûr avec une belle action artistique, collective et gratuite.

    37. de caso a dit :
      juillet 9th, 2008 at 16:56

      Pour rebondir sur ce qu’exprime Guillaume, on dit souvent que la valeur marchande s’est substituée à la valeur tout court. Le fait n’est pas nouveau mais il s’est singulièrement imposé comme une évidence. C’est la victoire du matérialisme, matérialisme souvent teintée de son frère jumeau, le sentimentalisme. L’un n’exclut pas l’autre, au contraire même. Tout cela relève probablement de l’idéologie et il y a du boulot pour sortir des ornières idéologiques…

    38. Christine Sourgins a dit :
      juillet 12th, 2008 at 10:49

      A propos d’un krach dans le monde de l’Art contemporain, même la grande presse laisse entendre que ça va mal :
      L’Œil de juin 08, p 102-103, titre « Chutera ? Chutera pas ? Les acteurs du marché de l’art contemporain ne savent plus sur quel pied danser. Les prévisions tranchent avec les prix astronomiques ». On y lit aussi que la confiance dans le marché de l’AC a « chuté de 40% en six mois », que « la demande se ralentit », que certains « acheteurs providentiels sont actifs une saison, mais pas forcément la suivante »; bref que les intéressés « ne croient plus que le marché de l’art puisse être détaché des réalités économiques » .
      Et dans Le Monde du 7 juillet 08, page 26, un article sur « Nouveaux acheteurs à la Foire de Bâle » relate que « la crise financière commence à se faire sentir. Le magazine Art and Action a ainsi relevé cette réflexion d’un des rares collectionneurs venus d’outre-atlantique, à propos de ses concitoyens : « et pourquoi devraient-ils être là ? Une banque fait faillite chaque jour ».

    39. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      juillet 12th, 2008 at 16:14

      Marie Sallantin a raison quand elle fait la distinction entre “cassure” et krach. Le vrai krach est suivi d’une mise à plat du système et a une fonction reconstructrice.

      Guillaume, si nous étions en marge de “ce système” nous serions dépendants de lui… Or nous sommes différents – et complémentaires. Notre force doit être l’acceptation des autres ET la dénonciation du scandale de la mainmise d’une minorité sur les circuits de l’argent de l’art.

      ? de Caso (pardon, j’ignore votre prénom) : sortir des ornières idéologique est un travail complexe et urgent.

      Christine Sourgins rejoint la thèse du krach du Contemporary Art Super Business et le lie – à juste titre – à la crise structurelle mondiale qui se prépare.

      Le rôle de l’artiste n’est-il pas d’annoncer l’avenir dans un monde qui fait semblant d’ignorer les symboles ?

    40. Buzz l'eclair a dit :
      juillet 12th, 2008 at 20:53

      l’artiste est ici-bas pour élever ses contemporains
      rendre le monde vivant et accessible, c’est-à-dire Beau

    41. gari a dit :
      juillet 17th, 2008 at 13:49

      bonjour ici , sacré débat ! mais très interessant,
      Basquiat disait ” quand je peins ,je pense à la vie , pas à l’art …”

      cette citation je l’ai toujours devant moi quand je
      travaille , et elle me permet d’être libre de tout …

      SALUTATIONS

    42. Corine Girieud : retournons au dessin ! - Le Blog du Dessin Contemporain a dit :
      juillet 18th, 2008 at 9:20

      [...] Bien entendu, il s’agit aussi d’opérer des tris et de réagir face à l’actualité artistique dans sa complexité. L’intérêt que vous portez – depuis longtemps – aux liens tissés entre l’art et l’argent vous donne cette acuité qui semble se transmettre à vos lecteurs (je pense notamment au quarante commentaires sur Face À l’Art, dans le post de Marie Sallantin). [...]

    43. Rossi a dit :
      août 1st, 2008 at 11:02

      Bonjour à tous,
      Quelle joie de trouver un forum de discussion sur ce qui nous préoccupe tous, à savoir l’Art pictural dans son actualité, et dans son devenir.

      Merci aussi de ne pas retrouver ici les écarts du discours ambiant:- langue de bois, complaisance, politiquement correct.
      Mais bien au contraire un espace d’échange constructif, dans lequel la logique, la raison, le savoir, l’amour de l’art, de la création, des artistes, ont encore le droit de cité.

      Quelques îlots de résistance émergent, à travers quelques revues d’art qui elles ont un certain impact sur le public grâce à leur diffusion.
      Elles participent aussi à leur niveau à une certaine idée que l’on peut se faire de l’art.

      Je voudrais vous parler du problème des FRACS, dont la mission initiale comme chacun sait, est: “l’aide, la promotion, de la création régionale” à travers l’achat d’oeuvre, l’aide à l’exposition, etc…
      Malheuresement que constate-t-on, et en particulier dans ma région:-Cette institution fonctionne totalement en circuit clos; -quelques artistes ont seulement droit de cité; -Elle ne remplit pas du tout sa mission de promotion de l’art régional.
      C’est à la fois très décevant, mais aussi navrant.
      Les artistes ayant pris conscience de cet état de fait, se débrouillent par leurs propres moyens.

      Concernant le sujet de l’AC, je voudrais dire ceci: Au même titre que la chanson pop, que la valeur du pétrole, nous sommes dans un univers purement spéculatif. Il faut d’une part faire tourner ces grosses sociétés de ventes comme Christie, et d’autre part laisser les spéculateurs faire du profit. Le facteur qualité dans ce milieu n’a que peu d’intérêt, et par conséquent ne prime pas.
      La mondialisation de l’économie, l’ouverture de nouveaux marchés, porté par le développement de certains pays…
      Que faire face à cela??

    44. Marie Sallantin a dit :
      août 13th, 2008 at 20:20

      “Sait-on que plus de la moitié des achats d’AC par les Frac et Fnac se font hors de France et contribuent à consacrer des artistes principalement anglo-saxons à l’international, sans contrepartie aucune? On s’interroge sur cette stratégie et surtout sur ses mobiles..
      Un deuxième fait est troublant. Au début de l’instauration des achats des Frac et Fnac il existait une transparence. Les prix et les conditions d’achat en galerie étaient publics. Après 1990 une obscurité se fait sur ses informations . Au point que même les chercheurs à qui les ministères de la Culture et des Affaires étrangères ont confié des études sur ce sujet ne les obtenaient pas.” Aude de Kerros L’art caché 2007 “Eyrolles p. 59
      Un livre pour l’été que je recommande.

    45. Yfig a dit :
      août 21st, 2008 at 12:49

      Avez vous remarqué comme les artistes ont des oeillères ?

      Untel, sculpteur ne voit ni n’entend rien d’autre que le travail de la pierre et du bois !

      Elle, peintresse, ne veut ouïr que des mots de lin de toile et de brosses !

      Lui ne sait que pastel et eau qui dégouline …… !

      N’entendez vous pas ces sirènes qui passent au loin dans les interstices de vos huis clos ?

      Et puis l’insolence n’est-elle pas l’indifférence, la désobéissance ?

      Regardez ces danseuses et ces opéras et écoutez ces chansons et lisez ces brouets, délitements de people en crise de reconnaissance de leurs vies de mulets !

      L’art n’est pas ‘un’ art !

      Je vous laisse à vos affrontements stériles et puérils !

    46. Serghei Litvin Manoliu a dit :
      août 29th, 2008 at 8:24

      En parcourant les 45 commentaires précédents, je me demande si cela sert.

      Oui, si ces “conversations” – en fait, un genre nouveau, à mi-chemin entre dialogue et monologue – seront suivis de passages à l’acte, de désirs d’entreprendre, de créer quelque chose…

    47. sallantin a dit :
      août 31st, 2008 at 16:12

      Cela sert, Serghei Litvin Manoliu, à être mieux informés et donc moins passifs! Ainsi puisque nous savons que le produit AC est au bord de la faillite, nous comprenons mieux le pourquoi de toute cette propagande sur la cote de l’AC pour impressionner les artistes et le public. Trop tard! La débâcle est là, toute proche …. pourquoi ces paroles au-dessus sur la ” stérilité ” et la “puérilité” de débats sinon pour intimider, pour forcer au silence. Jadis cette intimidation marchait, aujourd’hui elle fait sourire. Cela impressionne qui?
      Je viens de lire l’article de Kerros dans Artension sur le krach et puis aussi celui de Conrod dans Telerama “l’art confisqué”. En plein dans la cible. Bravo!

    48. marie Sallantin a dit :
      novembre 9th, 2008 at 12:53

      Deux discours parallèles et contradictoires en effet pour que la confusion règne sur les esprits égarés et “gazés” et qu’elle dissuade durablement l’esprit critique, bien vu! Nous attendons un troisième discours, à la hauteur d’une administration soucieuse du bien public, donc constructive et aux service des artistes et non arrogante et se substituant aux intermédiaires (salon, galeries, critiques ) en arrosant avec l’argent public un réseau de laquais. Nous attendons une “nouvelle scène française” (titre d’une exposition nationale en préparation) qui vienne de l’initiative des artistes et non de Beaubourg temple de l’art pompier. Cela serait nouveau! Quel fonctionnaire aura l’intelligence de la mise en oeuvre d’ une critique radicale et définitive de l’action de l’Etat depuis trente ans? Quels chantiers s’ouvriront pour construire donc sur des bases nouvelles? A suivre très attentivement.

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