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Comment jeter l’AC et garder sa place ? Le temps des contorsions est venu en plein jour.
Par le webmaster | novembre 4, 2009
Pourquoi « en plein jour » ? Car c’est dans la presse grand public. Par exemple dans POINT DE VUE n° 3196, 21-28 octobre 2009, il faut lire l’entretien de Gérard Garouste recueilli par Raphaël Morata. C’est un modèle du genre qui aurait réjoui Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon. Quand il convient pour survivre dans le milieu, de, à la fois et en même temps, rejeter le conceptuel devenu ringard et garder la dévotion à Duchamp, que faire sinon des exercices de souplesse ? Ainsi lit-on dans le même article « l’art contemporain est une impasse. Il vit dans un vase clos, celui des musées et des fondations. Il y a trop de faux prophètes qui se prennent pour des génies parce qu’ils font pipi dans une galerie.…Le XXème siècle est tombé dans le piège de l’avant-garde. Il ne voulait pas rater le coche comme le XIXème siècle qui était passé à côté de tant de maîtres en célébrant des pompiers » ET AUSSI « J’ai été stupéfait par la pensée sclérosée de mon professeur, Gustave Singier (aux Beaux-Arts). Pour lui, Marcel Duchamp était un rigolo, et le Dadaïsme pas très sérieux ». Mais comment imaginer l’art dit contemporain qui sévit depuis 1960 sans la référence Duchampienne ? L’un serait une impasse et l’autre, son parrain incontesté, un grand maître ? Quelle gymnastique ! C’est classe .
Catégorie : Actions, Actualité, Débats, Editorial, Presse | 3 Commentaires »

novembre 17th, 2009 at 20:16
Serghei Litvin Manoliu a la bonté de nous signaler le numéro 26 de Particules “à lire d’urgence”. On le trouve gratuitement dans les galeries. Il concerne un marché qui serait désormais suspect d’être “madoffisé” (voir sur le site notre post” des foires devenues suspectes” de mars 2009 ). Je comprends d’autant mieux ces contorsions et tortillements (“c’est la danse de Saint Guy” dirait ma grand-mère qui n’est plus de ce monde). Allez encore un petit effort : imaginez quelle affaire si demain Duchamp et sa descendance sont siphonnés par Madoff ! Les choses vont tellement à toute vitesse…. demain c’est aujourd’hui! Quel chambardement à venir du “marché” de l’art contemporain et pas seulement le marché mais son récit (donc le musée et ses fonctions ré-orientées après un épisode lui aussi “madoffisé”) va se réaliser sous nos yeux! Qu’est-ce qui sera transmis à nos enfants? Finie la langue de bois? Après le boniment le retour d’une critique ? Ce n’est pas exclu.
novembre 18th, 2009 at 8:44
Un an après, contrairement à ce qui s’est passé en 1990, le marché de l’art est amoché mais ne s’est pas effondré, du moins c’est le spectacle médiatique qui nous est présenté. Cependant bien des choses ont changé depuis 20 ans… Ceux qui fabriquent financièrement les cotes travaillent à l’échelle internationale et ne sont que 200 personnes toujours riches et quelques Institutions liées par la solidarité du réseau. Cela ne disparaît pas comme cela…
Mais cela s’apelle un “délit d’initiés”.
Par ailleurs autre chose a changé qui tôt ou tard changera la donne:
Tout le monde sait!
Tout le monde sait aussi que leur choix porte sur les oeuvres les plus incontestablement vides qui puissent exister.
janvier 29th, 2010 at 11:59
le problème des choix ( donc de l’institution qui les exerce: musée, fracs etc…) est posé dans le fait que tout ce qui entre au musée devient par là même de sa présence une oeuvre “importante”… Ayant été dernièrement au carré d’art de Nîmes, on peut dire qu’il y a un mélange d’oeuvres de qualité, et d’autres complètement insignifiantes; C’est à dire que des artistes ont de réelles qualités plastiques, et des choix clairs, et pour d’autres ça ressemble à un vague bricolage, dans lequel n’apparait ni savoir faire, ni intention réelle bien définie… ou alors tirée par les cheveux ( si on se réfère aux travaux de Sigmar polke par exemple)… donc comme il faut bien se valoriser par quelque chose on se rattache à quelque chose qui n’est pas de l’ordre des Arts Plastiques, mais du sociologique, des évènements de presse, de la guerre etc.. donc quelque chose d’extérieur à l’oeuvre proprement dite, mais sur lequel une oeuvre d’art assez pauvre va s’appuyer pour trouver une valorisation. Ceci dit ce n’est pas par ce biais que l’oeuvre devient de qualité, si on en oublie les principes premiers.
Marcel Duchamp dont il est effectivement souvent fait référence, avant de remettre en question le musée, avec ses ready-made, a toujours maintenu une production solide, parallèllement.