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    Olivier Kaeppelin, délégué aux arts plastiques

    Par le webmaster | juin 17, 2007

    “Monumenta 2007 s’inscrit dans le cadre d’une politique culturelle qui, parallèlement aux mesures fiscales, à la mise en place de la deuxième génération des Frac (Fonds régionaux d’art contemporain), à la commande publique et aux enseignements artistiques, entend créer des événements pour mettre en lumière ce qui se passe en France” Libération 14 juin 2007

    Catégorie : Panier de citations | 5 Commentaires »

    5 réponses à “Olivier Kaeppelin, délégué aux arts plastiques”

    1. Françoise de céligny a dit :
      juin 19th, 2007 at 14:35

      Monsieur Olivier Kaeppelin a l’air d’avoir de grands projets pour promouvoir “une politique culturelle” et entend “créer des événements pour mettre en lumière ce qui se passe en france”, initiatives et projets louables et alléchants, mais la question est toujours: “Quel art ? “, “Quels artistes ? ” et comment et par qui seront-ils choisis ?
      Le système de clan, solidement verrouillé qui fonctionne par cooptations entre connaissances et par rapport à certains critères esthétiques ne sera t-il pas un frein à cette volonté d’ouverture et de soutien envers l’art dans toute sa diversité et envers tous les artistes …
      A suivre donc

    2. Rosenbach Alain a dit :
      juin 19th, 2007 at 23:52

      je partage votre inquiétude Françoise.
      Il est effectivement urgent de s’ouvrir et de décloisonner le monde de l’art. Je ne crois pas par ailleurs que les artistes doivent trop attendre et espèrer des institutions qui en France enferment et sclérosent la création. Ils doivent pour gagner en visibilité et en crédibilité, se fédérer et regarder au-delà de leur seul interêt personnel et clanique. C ce que nous avons tenter de faire, une quarantaine de peintres et de nombreux critiques dans l’ouvrage Hibrid. Esperons que cette première vague face débat et en entraine de nombreuses autres.

    3. Lili-oto a dit :
      août 25th, 2007 at 23:47

      par lili-oto
      CpaC. Art sans Art musée au noir. Art Contemporain
      http://cpac.over-blog.org/
      ou
      voir les Apea Artistes Plasticiens Plasticiennes en Aquitaine
      http://apea.over-blog.net/

      quelques reflexions sur le sujet : “Les pouvoirs publics à tous les niveaux sont invités à mettre à la disposition des artistes des espaces propices à la pratique de leurs activités, notament dans le cadre de la réhabilitation de certains quartiers.”

      Vous êtes d’accord ou pas d’accord avec ce texte ?

      Art sans Art un musée au noir : le titre a plusieurs degrés de lecture…. ce blog est tout à fait sérieux…

      Patrimoine et collections avec l’argent public, on a peut-être des comptes à nous rendre à ce sujet comme artistes et à tous les contribuables….

      Pourquoi les artistes ne sont pas associés au décisions Musée, Frac ou Centres d’art contemporain, cette demande n’est pas une première, ça fait des années que les artistes l’éxigent comme le texte de l’UNESCO sur le statut de l’artiste le recommande… Lorsque les artistes y sont associés, ils sont nommés par ceux qui dirigent ce genre d’institution. Démocratie et institutions en art contemporain en France, il y a plus qu’un divorce, puisque il n’y a jamais eu de mariage.

      La situation a quand même été le sujet de plusieurs livres avec des points de vue différents sur les institutions ou sur l’art contemporain en France… Philippe DAGEN, “La Haine de L’art” Jean-Philippe Domecq “Artistes sans art ?” ou “nouvelle introduction à l’art du 20e siècle” sans compter les essais critiques sur les Frac et d’autres livres

      je continue de répondre et d’expliquer mon verbiage… . au sujet des musées ou centres d’art… Je pense qu’il y a quelque chose à inventer ou à réinventer en cherchant où il y a eu échec et ce n’est pas obligatoirement dans notre production artistique…

      je continue de citer Yves Michaud dans “L’art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique” : “Archiver, c’est trier pour garder l’essentiel qui fait sens et pourra à nouveau faire sens quand on en aura besoin.(…plus loin) “Non seulement la préservation signifiante est impossible dans le présent où tout se vaut, mais elle l’est a priori aussi à titre de tâche de rétrospective : la nature de l’archive fait de la réappréciation ou de la relecture de pures fictions. L’archive répète les conditions du présent et de son obsolescence. Réapprécier le passé en y produisant des hiérarchies et des perspectives nouvelles est impossible (…)” Puis il parle de la mode, je le cite “c’est la mode – qui est le sens d’un monde dépourvu de sens, la singularité signifiante d’un monde où il n’y a que des singularités insignifiantes. L’archive est donc forcément l’archive de la mode (…)” (un peu plus loin) ” Si bien que la possibilité de relire l’histoire de l’art contemporain est trés limitée, pour ne pas dire nulle. Soit il s’agira d’exhumer les effets de mode en décidant de montrer avec une audace sidérante la rétrospective d’un artiste à la mode ou un regroupement thématique nouveau d’artistes déjà à la mode. C’est ce que font les musées et centre d’art à longueur de programmation. (…)

      alors comment un artiste ou des artistes lancent une mode ?

      On pourrait presque écrire la suite avec le livre de Jean-Philippe Domecq “Artistes sans art ?” je le cite au sujet des avant-gardes dans les années 70 ; “On reconnaît bien là une tendance par laquelle l’histoire des avant-gardes a pu s’autolégétimer et se perpétuer : l’historicisme. C’est à dire que chaque mouvement artistique est considéré comme significatif dés lors qu’il se distingue du précédent, sans préjuger du moyen par lequel il s’en distingue (…)”. (un peu plus loin avec certainement une petite note d’humour) “On est dans le significatif perpétuel.”

      Alors sortons des musées, c’est ce qui a été déjà fait depuis longtemps !!!

      Je continue de citer Jean-Philippe Domecq dans “Artiste sans art ?” au sujet d’un artiste que nous connaissons tous : “les artistes qui « interviennent in situ » sont, au bon sens du terme, des éveilleurs.” (une solution qui nous sauve, je continue de le citer) “C’est à dire que leurs interventions désignent à notre attention tout ce que l’habitude gomme à nos yeux dans les lieux de la banalité quotidienne. Telle est leur fonction créatrice” (c’est une belle définition, je continue) “Elle a pour origine la remise en cause de l’art comme création sans conséquence sur la vie. La remise en cause également de l’oeuvre enclose et définie par l’institution.” (pourtant avec la critique qui suit ce texte sur cet artiste connu, on comprend vite la limite de ce genre d’action, je continue de le citer et je remplace le nom de l’artiste en question par [@]) “Quand nous voyons ces rayures, le déclic mental se fait, aussi simpliste que son procédé : nous voyons [@].Loin de nous ouvrir les yeux sur le monde, [@] nous oblige à voir une marque, la marque [@], qui n’est pas de la lessive ni de voiture, mais d’artiste.”(…) “Promouvoir une marque sans produit, un sigle sans autre référent que lui-même.” Puis il nomme les responsables c’est à dire non pas les politiques mais ceux qui font l’opinion esthétique. (je rajoute : qui sont les mêmes que ceux qui légitiment les choix des musées…)

      Alors allons au plus radical ?

      “(…) le concept d’art doit remplacer le concept dégénéré de capital.(…) le capital c’est la dignité humaine et la créativité.(…) L’art est le capital.(…) Le capital, c’est la capacité humaine et ce qui en découle. (…) deux relations bipolaires : la créativité et l’intention de l’homme.(…) Grâce à un dialogue ininterrompu entre les hommes, cela peut-être sans cesse discuté, cela peut se transformer en une productivité infinie qui forme et transforme le monde et dans certaines circonstances construit un cosmos tout à fait nouveau et précisément ne le détruit pas”. Joseph Beuys. Mais Beuys était dans les musées avec les faveurs de ceux qui font l’opinion esthétique et je pense à cette critique de Jean-Philippe Domecq dans un autre livre “une nouvelle introduction à l’art du XXe siècle” en parlant de Artaud. Je le cite : “Artaud découvre donc, avec le théâtre balinais, que l’intellectualité d’un art est proportionnelle à sa subtilité sensible, alors que l’art occidental, selon lui, est menacé de pratiquer le contraire, c’est à dire l’ablation du sensible au profit de la seule cérébralité du projet.” et un peu plus loin en parlant des mouvements conceptuel et minimal (années 70) il pose une question, je le cite : “Comment peut-on prétendre créer un concept nouveau sans en créer la forme nouvelle ?” (en en tirant une conclusion qui nous interpelle tous) ” Constatons qu’en sectionnant l’idée et le faire, qui naissent l’un de l’autre lorsque l’oeuvre est forte, l’art conceptuel a reconduit l’une des plus discutables césures qu’ait opérée le christianisme : celle du corps et de l’esprit.” et puis un peu plus loin, il parle de Joseph Beuys, je le cite : ” nombre de manifestations de l’art fin de siècle évitèrent toute invention formelle, considérée comme une vieille lune, et proposèrent, à la place, des mises en scène aussi inventives qu’une mise à l’étal, muséal et allégorique : par exemple, le piano recouvert de feutre marqué de la croix rouge et les étalages de reliques personnelles de Joseph Beuys.”. Il dit que cette pauvreté formelle est compensée par un appareillage de justification conceptuelle, généralement sociologique et biographique…etc… (je rajoute : il est paradoxale que des avant-gardes se définissant souvent dans les années 70 comme révolutionnaires ont revendiqué cette césure)

      art sans art un musée au noir réactualise au livre de J.P Domecq “artistes sans art”. Pour reprendre J.P Domecq si nous voulons être des “éveilleurs” faut-ils gommer ceux qui font l’opinion esthétique ? Faut-ils gommer l’institution ? Ne pas renoncer à la part du sensible, ne pas renoncer à notre singularité qui fait que notre production artistique ne peut se réduire à un sigle et que ceux qui refusent cet idée puritaine de la séparation de l’idée et le faire puissent se faire entendre par de nouveaux “ceux” qui font l’opinion esthétique ( car il y en aura toujours) même si comme J.P Domecq le cite “l’art atteint le but qu’il n’a pas” (Benjamin Constant,journal). Malheureusement, nous vivons dans un pays où ces “ceux” sont soudés à leurs chaires, le concept d’un “saint-siège” du non sens.

      En avons-nous les moyens nous artistes plasticiens, artistiquement et culturellement ? Quelle méthode, quelle stratégie ?

      lili-oto

      CpaC. Art sans Art musée au noir. Art Contemporain

    4. sallantin a dit :
      août 27th, 2007 at 15:05

      Merci pour cette citation que je recopie : “c’est la mode – qui est le sens d’un monde dépourvu de sens, la singularité signifiante d’un monde où il n’y a que des singularités insignifiantes. L’archive est donc forcément l’archive de la mode (…)” (un peu plus loin) ” Si bien que la possibilité de relire l’histoire de l’art contemporain est trés limitée, pour ne pas dire nulle.“ Formidable! Quelle profondeur! Encore un exemple de ce langage d’autorité sans autre alternative que le suivisme!
      Ces injonctions” il n’y a que”, “donc forcément”, sentent la caserne. Cela n’impressionne plus! Un peu usé non? Et passé de mode?…

    5. Carla a dit :
      novembre 29th, 2007 at 23:28

      Il n’y a pas plus d’artistes en France, pour ce genre d’individus, qu’un véritable enseignement 1. de l’histoire de l’art, 2. Aux Beaux-Arts où les élèves se plaignent de ne pouvoir être libre de choisir les supports qui leur conviennent.
      Tout le monde sait maintenant qu’utiliser le pinceau et la palette est presque condamnable. Destruction programmée ? A quoi jouent-ils ?
      Pourquoi réduire notre pays à ce qu’ils prétendent être de la culture et de l’art…sans critères historiques, esthétiques…

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