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    La nouvelle scène française

    Par le webmaster | juin 25, 2010

    Nous sommes prévenus sur le web la France est le seul pays au monde qui continuera de payer des fonctionnaires pour enterrer ses propres artistes et promouvoir en second les artistes promus par tous les autres pays sur leur propre scène,  l’Allemagne,les Etats-Unis, l’Inde etc…  et cela s’appelle être garant de la liberté et de la diversité face à des nations atteintes de chauvinisme. Lisons plutôt : ” il conviendra de mettre à l’épreuve l’idée d’un lieu dédié à la scène française comme garant de la diversité et de la liberté face à l’uniformisation de la mondialisation culturelle, mondialisation face à laquelle de nombreux pays ont opté pour cette même posture (notamment en Allemagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Inde, Chine, Brésil, Pakistan, Thaïlande et Corée du Sud) en créant des institutions dédiées à leur scène nationale.” Qui nous prévient de cela ? L’antenne de communication de la nouvelle équipe du Palais de Tokyo, c’est à dire celle groupée derrière son président Olivier Kaeppelin. Et si on faisait un petit peu comme les autres plutôt que de persister dans des erreurs mille fois épinglées, il y aurait peut-être une nouvelle scène française ? Et si on demandait à nos fonctionnaires de  s’agripper à d’autres tâches que celles qui s’appliquent à la création artistique ? Et si on stoppait ce type de communiqués déshonorant pour l’intelligence ?

    On passerait un bel été.

    Catégorie : Actualité, Débats, Editorial | 5 Commentaires »

    5 réponses à “La nouvelle scène française”

    1. sallantin a dit :
      juin 25th, 2010 at 16:12

      Les pays de ce communiqué ne sont pas bien notés car ils défendent leurs scènes nationales dans les arts, la France, elle, va donc leur donner une leçon alors qu’elle est devenue la dernière de la classe!
      Avec le foot, elle tire au moins la leçon de son échec.

    2. Ceg postmaster a dit :
      juin 26th, 2010 at 10:44

      Difficile de percevoir le véritable propos que vous défendez derrière cette posture anti-institutionnelle et anti-fonctionnaires.
      L’article auquel vous faites allusion n’est en rien un communiqué et ne vise qu’à mettre en évidence un aspect de la transformation profonde de la politique culturelle française à l’égard de la scène artistique nationale et internationale.
      Si cela ne vous convient pas, il faut alors l’argumenter au lieu de tenir des propos insultants. On peut être d’accord ou pas mais sans arguments il ne peut y avoir de débat contradictoire ni de dialogue constructif.
      Bon été à vous malgré tout !

    3. sallantin a dit :
      juin 27th, 2010 at 13:53

      Nous avons créé Face à l’Art il y a dix ans pour protester contre l’exclusion de la peinture en France et pour soutenir un débat . On nous a répondu que tout allait pour le mieux et que nous étions des nostalgiques. Toute cette histoire, le site la raconte à plusieurs voix et sans insulte. La réalité dans les ateliers des peintres, qu’en est-il depuis trente années? Doit-elle passer à la trappe pour laisser place aux discours des bureaucrates, à la com ? Aujourd’hui l’heure des arguments est passée car cela ne sert à rien d’autre qu’à ne rien faire bouger. L’Histoire pointe son nez et demande des comptes, pas des contes. Revoir l’organisation de toute la profession dans les arts plastiques est une nécessité. Elle nous permettrait de mieux comprendre et de ne pas reconduire 1 – l’exclusion des peintres 2- l’interventionnisme étatique dans la création vivante (détestable car il fabrique des artistes serviles )

    4. Ceg postmaster a dit :
      juin 29th, 2010 at 9:33

      D’abord, traiter l’article en question comme un de ces “communiqués déshonorant pour l’intelligence” est insultant, d’autant plus que cela ne correspond ni à son contenu ni à sa forme.
      Ensuite, sur la réalité des ateliers des peintres, impossible de la nier car elle est effectivement bien loin des préoccupations de l’Etat, voire des Collectivités, mais dans un pays où l’initiative privée a tant de difficultés à s’articuler avec la politique publique, a fortiori culturelle et artistique, aurait-il pu en être autrement ? Pour ne prendre que la question des ateliers “lieux de travail” et des ateliers “lieux de travail et de résidence”, quelle pagaille…
      Par ailleurs, sur l’interventionnisme étatique dans la création vivante qui créerait des “artistes serviles”, c’est un débat vieux comme le monde. La relation avec le commanditaire (qu’il soit public ou privé d’ailleurs) ne doit aucunement subordonner l’indépendance de l’acte de création et fort heureusement, s’il y a des artistes “serviles”, l’histoire de l’art en fait son affaire. Cela ne doit pas occulter la machine à exclusion, machine qui est tout autant due 1) à la complexité des politiques publiques 2) qu’à la place qu’occupe aujourd’hui l’art dans la société et 3) qu’aux principes de réalité professionnelle et économique sur lesquels nombreux sont ceux (y compris les artistes) à se faire des illusions.
      Enfin, si vous ne souhaitez plus argumenter mais en même temps demander des comptes et “revoir l’organisation de toute la profession des arts plastiques”, comment pouvez-vous envisager de vous faire entendre ? Auriez-vous abandonné toute volonté de contribuer au changement ?

    5. sallantin a dit :
      juin 29th, 2010 at 12:19

      Merci cher monsieur de reconnaître l’exclusion des peintres en France car la plupart du temps il y a déni sur le sujet. Je vous signale ce lien http://lelivrenoirpeinture.blog.lemonde.fr/ avec des témoignages. D’autres plus récents se trouvent dans le Magazine du Monde du 26 juin. Que cette exclusion soit dans l’air du temps, je ne le crois pas du tout sinon ce serait général. De fait, c’est une marque de fabrique bien française de ne pas avoir de peintres reconnus, comme l’est en revanche celle d’avoir des inspecteurs de la création et une direction des arts plastiques fort active. Faire, comme je le fais ici, le lien entre ces deux réalités est-ce être dans l’illusion ? La servilité des artistes dans leurs rapports avec le commanditaire est particulièrement à craindre dans un système centralisé ayant autorité sur la création vivante, avec ses musées, ses antennes à l’international, sa puissance d’action. Forte au début quand toute reconnaissance de l’artiste dépend dudit système, elle peut s’inverser à la fin (exemple de Buren). Ce n’est pas la quatrième république qui a fait Georges Braque.
      Connaissez-vous ces propos du peintre Bioulès, inventeur du sigle Supports-Surfaces, suite à sa désertion pour la peinture de chevalet ? « J’ai été tout à coup complètement marginalisé par mes camarades et par les galeries d’art » « C’était un peu comme si j’avais fait quelque chose de scandaleux. On m’a dit : ” Si tu veux rentrer dans la poubelle de l’histoire, c’est ton affaire.” extrait du catalogue de l’exposition Musée d’Art Moderne de Céret 2006
      Qu’y a-t-il derrière ce “On” c’est toute l’affaire….

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