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Philippe Dagen
Par le webmaster | juin 29, 2010
“Il serait grand temps en effet que se vouloir peintre aujourd’hui dans notre pays cesse d’être le plus sûr moyen de demeurer inaperçu”
Le Monde Magazine n°41 supplément au Monde du samedi 26 juin 2010
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juillet 23rd, 2010 at 10:57
L’administration de la création par un corps de fonctionnaires en France n’a pu se faire dans le courant des années 80 et 90 que parce que son action n’a pas été comprise par le milieu de l’art, le monde des amateurs et le grand public. Il y a eu un malentendu. Les français ont vu dans les choix administratifs, celui d’un art de gauche, subvertif et révolutionnaire, doté d’une légitimité idéologique et politique, là où les fonctionnaires de la création faisaient une totale allégeance à certains réseaux Newyorkais au détriment de la véritable scène française. La distorsion est aujourd’hui clairement perçue, ainsi que l’occultation systématique des courants très divers de la peinture et des courants à la fois picturaux et politiques (Figuration critique, Nouvelle figuration etc. ), de même la destruction de toute transmission des savoirs dans les écoles d’art.
Qui? Comment? Pourquoi ?
Les questions sont posées, jour après jour les pièces du puzzle se rassemblent. L’Histoire reprend ses droits. La planète des gens de pouvoir n’est pas si grande, ils sont tous connus des administrés que nous sommes, ils ont beaucoup parlé et écrit. Pourquoi cette fixation unique au monde sur la détestation de la peinture, digne des guerres byzantines?
Il nous sera donné de comprendre un jour le pourquoi du comment, cela nous permettra de tourner la page et de passer à autre chose, il est grand temps! Les carrières administratives sont interminables : Les mêmes ronds de cuir pendant quarante ans dirigent la création!
Le fait est qu’aujourd’hui la légitimité du pouvoir de l’Etat de diriger la création pose problème.