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  • Pourquoi un salon de peinture sur internet ?

    L’association FACE À L’ART, créée par trois peintres en mars 2000, Franck Longelin, Marie Sallantin et Pierre-Marie Ziegler, gère le site www.face-art-paris.org où se retrouvent une cinquantaine de peintres choisis par des critiques et aussi par des peintres.

    D’une part, c’est une cooptation au croisement des opinions et des engagements actuels dans le milieu de l’art en France, d’autre part, la tendance retenue est marquée par la figuration.

    FACE À L’ART fait donc le choix d’une expression qui ne ferait pas l’impasse de la représentation et du sens.

    Marie Sallantin :
    « Internet est, dans une certaine mesure, laquelle dépend des peintres, une chance pour eux. Une chance de ne pas disparaître dans le tout culturel contemporain, dans le très démagogique « tout le monde est artiste ». Cette chance, il faut la saisir et faire de ce salon un lieu d’ancrage que les peintres enrichiront lentement – oui la lenteur des peintres sur internet pourquoi pas? C’est un paradoxe intéressant – Comment? Tout simplement en ajoutant peu à peu des images pour que l’oeuvre dans son devenir soit mieux perçue. Si le salon perdure, il deviendra un document exceptionnel immédiatement accessible dans le monde entier sur le travail, en France et dans d’autres pays, de peintres de générations différentes. Oui, mais comment ouvrir ce salon sans trahir son ambition? Pour l’instant nous pensons en termes de cooptation : l’association Face à l’Art – Paris, association des peintres du salon, veille à la qualité de la sélection pour les candidatures extérieures.
    Un peintre sur deux est représenté dans le Dictionnaire des Arts Plastiques Modernes et Contemporains, Gründ – 2001. »

    Franck Longelin :
    « Nous avons créé ce salon pour affirmer aujourd’hui l’existence forte de la peinture et la pertinence de sa question.

    La question de la peinture est intrinsèquement celle de la représentation. Ainsi, il nous apparaît que dans le contexte de l’art contemporain, la peinture est plus que jamais susceptible de répondre aux attentes de l’homme d’aujourd’hui justement en manque de représentation.

    Nous n’avons pas voulu créer un salon de peinture de plus, mais un salon qui par son thème : « la figure et les sujets qui la suscitent » interroge précisément les peintres d’aujourd’hui sur cette question de la représentation et ouvre le débat du sens de l’art actuel.

    La vocation de notre salon est aussi de témoigner que la peinture depuis peu, dans les ateliers, remet en cause ses propres renoncements historiques, qui ont naguère généré cet art moderne qui interdit la représentation, conduit aux impasses du non-art et qui n’est pas en mesure de restituer à l’homme le sentiment de sa transcendance, qu’il nous apparaît que le désenchantement général vis à vis de cet art moderne vient de cette incapacité même.Or dans son souci à représenter, la peinture est à même de penser la nature de cette transcendance.

    Pour résumer : par ce salon nous voulons témoigner d’une peinture actuelle, qui après avoir reconsidéré ses renoncements historiques renoue sensiblement aujourd’hui avec sa vocation première qui est de représenter l’homme dans la plénitude de son être, réinvestissant du même coup le débat social. Aussi insistons nous, par le thème de notre salon, sur les sujets (qu’ils soient littéraires, philosophique, spirituels, historiques, politiques…) susceptibles de nourrir le geste de la peinture. »

    Pierre-Marie Ziegler :
    « La peinture qui a longtemps servi de miroir à son époque s’est installée depuis quelques années dans une attitude d’autonomie et de résistance.
    Résistance entre autres face à l’obligation de faire du spectaculaire pour accéder à la visibilité, résistance aussi à la reproduction (elle ne se donne vraiment qu’en tête-à-tête), ainsi qu’au temps social, celui de la fabrication et de la consommation d’un produit.
    Elle est irréductible aux mots et elle échappe au découpage de l’être humain en deux morceaux : la tête et les jambes (Merleau-Ponty, à ce sujet, voit la main comme le cerveau extérieur).
    Du fait de sa longue et riche histoire, elle se prête, en outre, difficilement à une politique manifeste de la table rase, ce qui la fait paraître peu pertinente, au regard de publics soucieux avant tout d’immédiateté.
    Être présents sur Internet, c’est pour nous une première étape incontournable pour faire état d’un travail critique visant à fonder les conditions d’un nouveau regard, conscients que nous sommes que, si le monde agit sur l’art, la peinture, elle aussi, en retour, agit sur le regard. »