Echos dans la presse / Echoes in newspapers

 

Quatre peintres de FACE À L'ART

répondent aux questions de Giovanni Lista,

directeur de la revue LIGEIA

dans son dossier sur l'art

numéro 65/68 de Juillet/décembre 2006

Article d'Anne Malherbe qui enseigne l'art du XXème siècle à l'Ecole Normale Supérieure, sur le site d'Exporevue Mai 2005

Article paru dans l'Yonne Républicaine le 7 mai 2005 :

Article paru dans l'Yonne Républicaine le 15 mars 2005 :

 

 

Art Absolument     n°12 - Printemps 2005
Quatre peintres de Face à l'art sont présents dans le cellier de l'abbaye de Saint-Germain. Ce choix du noir et blanc est celui d'une austérité accordée à la sobriété de ce lieu fort célèbre dans l'histoire de la chrétienté. C'est également la volonté commune à ces artistes de se démarquer d'une mode qui, obnubilée par le culte du présent sans origine et sans perspective, oublie l'essentiel de l'art et la diversité de ses propositions. Près d'un siècle après Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier de Kandinsky, il leur semble approprié de réaffirmer avec leur propre langage, la vocation de la peinture, sa spécificité et son ambition que n'entame nullement le développement de techniques diverses dans l'art contemporain. Au contraire le tableau est plus que jamais le lieu d'une nécessité intérieure, opposant à la disparition du présent sa chair spirituelle. Cette exposition s'inscrit dans la continuité de la démarche de Face à l'art qui, depuis sa création met en place une pluralité de propositions.


Octobre 2004

"Vie et mort du tableau"

  • Genèse d'une disparition

  • La peinture contre le tableau

  • Laurent Wolf


    Laurent Wolf est correspondant à Paris du quotidien suisse "Le Temps", critique d'art et sociologue. La peinture a été sa principale activité personnelle et professionnelle de 1971 à 1991.

    A propos de Face à l'Art et des questions que soulève l'exposition Animal et Territoire, Laurent Wolf écrit (sélection) :
    p.63 - 69
    "Au printemps 2003, un groupe d'artistes réunis dans une association dont le nom est "Face à l'Art", organise une exposition à Paris, à l'Orangerie du jardin du Luxembourg.... cette exposition a pour titre "Animal et Territoire" . Marie Sallantin, présidente de l'association, fait fonction de commissaire de cette exposition où sont présentées des oeuvres de quatorze membres de "face à l'art" , de dix artistes invités et de l'atelier Pasnic (gravure) dans une section de travaux sur papier. Des sculptures sont aussi présentes dans les jardins du Luxembourg.
    Marie Sallantin commence ainsi sa préface du catalogue : « Histoire récente : du côté des institutions, la peinture n’est plus le hors-sujet de l’art contemporain comme cela était convenu en France ces dix dernières années. Les expositions de l’an dernier Urgent painting et Cher peintre ont osé montrer des tableaux, mais les choix, souvent étroits, traduisent encore l’hostilité affichée envers la peinture, cet art qui traverse les siècles et qui fait des jaloux ! L’envie est le ressort du vandalisme. L’accès aux lieux de prestige (les musées), l’obsession des envieux. A défaut d’œuvres, reste l’emphase du bâtiment. » On ne peut pas dire que l’Orangerie du jardin du Luxembourg manque d’emphase, mais ce n’est pas celle d’un musée.
    Voilà donc , comprend-on, ( après extraits cités du catalogue de l'exposition) des artistes obligés d'aller montrer leurs oeuvres en dehors des institutions qui sont prévues pour cela. Dans un hors-lieu de l'art, bien que la peinture ne soit plus "hors sujet". Mais, explique Marie Sallantin, illustrant parfaitement ce que nous disions plus haut de la teneur du débat, si les institutions françaises se sont mises à présenter de nouveau de la peinture , c'est de la peinture hostile à la peinture. La symétrie pétrifiée des points de vue interdit à l'adversaire désigné de se rapprocher un tant soit peu et sincèrement du point de vue qu'on lui oppose. Il s'ensuit que la vraie peinture, celle qui traverse les siècles, n'est pas n'importe qu'elle peinture, et en tout cas pas celle qui est revenue aux cimaises des institutions consacrées de l'art contemporain. Puisque la peinture n'est plus menacée de disparition - elle est revenue - , c'est autre chose qui a disparu : la peinture non hostile à la peinture, ou celle qui appartient à la catégorie de ce qui traverse les siècles. Pour l'instant , sauf pour ce qui est du manque on ne sait pas de quoi il s'agit.
    (.....)
    Franck Longelin, qui a fondé Face à l'Art avec Marie Sallantin, explique sur le site de face-art-paris.com pourquoi leur association a créé un salon sur Internet (citation reproduite de la rubrique Pourquoi un salon sur internet). Cette explication vaut aussi pour l'exposition de l'Orangerie.(....) Le dépliant de l'association "Face à l'Art" précise "qu'elle regroupe des peintres dont les oeuvres sont plutôt figuratives". On peut interpréter ce "plutôt" comme une manière de se démarquer des oeuvres minutieuses, mimétiques et naïves, de celles qui représentent des univers réels ou imaginaires avec précision, ou encore de celles qui utilisent la figuration pour soutenir une narration ou faire passer un message explicite.
    (...)

    L'exposition de l'Orangerie, les citations en témoignent, avait la volonté de démontrer l'existence d'une peinture qui ne renonce pas à la peinture. C'était aussi une occasion de faire la preuve que cette peinture sans renoncement soutient la comparaison avec les oeuvres de l'art contemporain, y compris avec ses peintures "hostiles à la peinture". Les oeuvres peintes exposées par les membres de "Face à l'Art" soutiennent tout à fait cette comparaison avec celles des institutions officielles. Elles la soutiennent si bien qu'on ne voit pas bien ce qui les en différencie. Ce sont des peintures contemporaines comme les autres. Leur intention plutôt figurative, leur choix de la représentation, ne justifie pas qu'on les range dans une catégorie spéciale. Elles ne parviennent pas à combler le vide qu'elles montrent du doigt. Elles manifestent le même manque, la même disparition. Mais la disparition de quoi, puisque ce n'est pas celle de la peinture?
    (....)
    Lorsque les artistes de l'abstraction décident de ne plus encadrer leurs oeuvres, ils ne se contentent pas de supprimer un élément décoratif qui pourrait altérer la vision. Ils accentuent la relation entre la toile et le mur. Ils en font un objet actif dans tout son environnement visuel. Ils récusent l'autonomie de l'espace peint. Ils agissent dans le cadre et hors du cadre, ou plutôt dans les limites et hors des limites de la peinture. Ils n'arrêtent ni le regard, ni l'action de la couleur et des formes, ils construisent.
    Qu'en est-il des peintures figuratives sans cadre? les deux consignes de l'exposition de l'Orangerie du Luxembourg concernent le cadre comme le statut de la couleur et de la géométrie par rapport à leur environnement. Les artistes de "Face à l'Art" ont accepté la confrontation avec l'espace monumental du bâtiment non à cause de la grande taille de leurs peintures, mais parce qu'ils ont décidé de ne pas les isoler de cet espace monumental.
    Que dire de ces peintres qui proposent des objets figurés dans un espace non isolé par rapport à leur environnement, et qui tiennent compte de cet environnement particulier lorsqu'ils conçoivent leurs oeuvres? Qu'ils travaillent in situ c'est à dire comme des installateurs. Qu'ils ont renoncé à la même chose que les artistes, les peintres contemporains et les institutions officielles qu'ils critiquent. Cette chose à laquelle ils ont renoncé est l'organisation de l'espace dans lequel l'oeil s'arrête et est fait prisonnier. Ils ont renoncé - à tort ou à raison -, comme la plupart des autres peintres, à une sorte de peinture qui s'appelle un tableau.
    (...)
    A l'Orangerie du Luxembourg, ils n'ont pas répondu à la question : d'où vient le manque? Et si c'était le manque du tableau, il importe maintenant de se demander : Qu'est-ce qu'un tableau? Où, quand, comment est-il apparu? Pourquoi sa disparition éventuelle est-elle souvent ressentie comme une menace? Pourquoi le tableau est-il le manque qui travaille et qui n'est jamais nommé parce qu'il est confondu avec l'action, avec la peinture, qui lui a donné l'existence?"

    Juin 2004   "Le double jeu du marché de l'art contemporain  -   Censurer pour mieux vendre "       Patrick Barrer.

    Le nouveau livre de Patrick Barrer parle de nous :

    • On comprend que deux colloques, l'un à Paris (avec le groupe Face à l'art), l'autre à Genève (avec Peinture-s), aient rassemblé, presque en même temps (mai 2003) et sans se concerter, des peintres aussi inquiets les uns que les autres du peu d'intérêt des médiateurs privés et officiels pour la peinture. Tandis qu'en Allemagne, on assistait à une renaissance de la peinture allemande, opposant la peinture à l'art abstrait, selon l'écrivain Florian Illies : "Cinq décennies durant, les Allemands ont sagement acquiescé à la doctrine de l'école de Francfort, selon laquelle le réalisme est le contraire du modernisme. Longtemps les artistes se sont gaussés des visiteurs naïfs qui croyaient que l'art offrait encore aujourd'hui quelque chose à voir. Mais, depuis le 14 janvier, une nouvelle école a enfin commencé son travail. Appelons-la "l'école visuelle de Francfort".(...) On peut y admirer des peintures, seulement des peintures. Même le catalogue a renoncé à l'habituel verbage prétentieux." Der siegel dans Courrier international, 13/19 février 2003.

    • 350 Parmi les collectifs d'artistes, outre les galeries associatives, nous avons présenté plusieurs groupes français dont le Salon Jeune Peinture, Face à l'art et Puls'art.

    • 88 Jean-Marc Minotte, collectionneur, lors du colloque organisé à Paris par l'artiste Marie Sallantin et le groupe de peintres "Face à l'art" qu'elle préside. Ont été réunis à cette occasion, autour du thème "La place de le peinture dans l'art contemporain", (je cite l'ordre du programme), Nathalie Heinig (sociologue), Philippe Dagen (critique, historien, écrivain), Alain Quemin (sociologue), Yann Gaillard (sénateur), Françoise Monnin (critique), Alexandre Rivault (agent d'artiste et commissaire d'exposition), Jean-Marc Minotte, Patrick Barrer, les artistes Marie-Hélène Fabra, Gilles Marrey, Pierre-Marie Ziegler, Nicolas Kennett, Emmanuel Daydé (critique), Jean-Philippe Domecq (écrivain, critique), Pierre Cornette de Saint-Cyr (commissaire-priseur), Olivier Billard (directeur de la Foire d'art de Strasbourg), les artistes Fred Kleinberg, Marie Sallantin, Sophie Sainrapt, et, comme modérateur, Daniel Daniétis (Université Paris VIII)

    • "Moi, je ne qualifierai pas l'art de mauvais, ou de médiocre ou de bon. Mon propos, c'est simplement de m'entourer de cette sensibilité dont j'ai besoin, qui m'aide à vivre et, encore une fois, lorsque j'ai la joie de pouvoir partager avec les artistes qui m'ont apporté ça, c'est un moment encore plus merveilleux et que j'espère renouveler le plus longtemps possible." Jean-Marc Minotte


    Animal et Territoire : Sélection de presse

    Le Nouvel Observateur, 22 mai 2003

    DES 5 ANS
    L'art au jardin
    Il y a plusieurs façons de participer à la manifestation "Animal et Territoire", au Sénat : visiter sagement l'exposition d'art contemporain dans l'Orangerie du Luxembourg ; flâner dans les jardins à la recherche des animaux fantastiques créés par les Lalanne (une carpe géante et un dimétrodon de cinq mètres de long!) ; ou bien décliner le thème de l'animal, en peinture et en dessin, grâce aux ateliers organisés par l'association ArtSénat. Originalité : ce sont les artistes exposants eux-mêmes qui font travailler les enfants. Goûter-vernissage des futurs chefs-d'oeuvre le 14 juin à 17 h!
    Allée Delacroix au Luxembourg: 01 42 34 33 99. Les mercredis et samedis jusqu'au 11 juin de 15 h à 16 h 30 et de 16 h 30 à 18 h. 6 ?


    Marianne / 26 mai au 1er juin 2003

    Art
    La peinture est encore vivante

    A peine terminée, l'exposition -très courue- sur Gauguin et l'école de Pont-Aven, on va pouvoir vérifier si la peinture bouge encore, puisque le Sénat paraît décidé à sortir de ce qui apparaît aujourd'hui comme les sentiers battus en donnant carte blanche à des peintres plutôt qu'à des "vidéastes" et autres "installationnistes" (1). Une initiative originale en cette période où la peinture est devenue la parente pauvre des nouvelles techniques d'image.
    Qui plus est, le thème de cette quatrième exposition thématique, "Animal et Terriroire" , n'est pas dans l'air du temps puisqu'il prend pour référence les chiens et cerfs peints par Vélasquez. Figurer l'animal, c'est, loin des projections anthropomorphiques style "mémère à toutou", se confronter à cette vie qui cohabite avec la nôtre -mais en diffère tant- et à des formes de beauté d'une familière étrangeté. Des chiens par exemple, Cueco dit aimer "leurs formes tendineuses, leur férocité du bout des dents, leurs langues fumantes. [Il] aime aussi leur ductilité de mastic, leur nervosité, leur tension de câbles"(2). Gilles Aillaud est, lui, invité pour ses animaux en cage, aux couleurs froides sur grand format qui nous rappellent combien triste est un zoo. Il y aura aussi l'expressionnisme violent de Rebeyrolle, des oeuvres de Pincemin, passé de l'abstraction à l'animal, Giorda et sa lumière venue des formes mêmes.
    Et puis, outre ces artistes renommés, il y aura ceux du groupe Face à l'Art (3), dont l'exposition s'inscrit dans la continuité de "Urgent Painting" et "Cher peintre", présentées l'an dernier au Musée d'art moderne de la Ville de Paris et au Centre Pompidou. Avec toujours ce souci de tourner le dos à l'idéologie dominante de la "table rase" dont a souffert la peinture.
    Jean-Philippe Domecq
    (1) du 17 mai au 15 juin à l'orangerie de Sénat et jusqu'au 21 septembre pour les oeuvres dans les jardins.
    (2) Cueco, éditions Le Cercle d'Art.
    (3) www.face-art-paris.com



  • Arts programme III, mai / juin2003

    Artsénat 2003 Animal et territoire

    Pour sa quatrième édition, Artsénat poursuit son exploration de l'art contemporain. Le thème choisi en 2003 "Animal et Territoire" succède aux expositions aussi variées que "Le Jardin des délices", "L'enfant et les sortilèges" et "Art ou Nature ?" des années précédentes.
    Cet événement s'inscrit dans la politique culturelle dynamique, initiée par le Sénat, depuis 5 ans, à travers la programmation prestigieuse du Musée du Luxembourg, illustrée récemment par le succès des expositions Modigliani, et l'Aventure de Pont-Aven et Gauguin, ainsi que par les expositions de photographies présentées sur les grilles du jardin qui font désormais partie de l'univers des promeneurs. L'exposition "Animal et Territoire", qui se tient à l'Orangerie du Sénat ainsi qu'au coeur du Jardin du Luxembourg, permet d'aller à la rencontre d'oeuvres animalières contemporaines, pour la plupart spécialement réalisées pour l'exposition.
    Dans l'Orangerie...
    Dans l'Orangerie, dix peintres invités, de Rebeyrolle à Michel Haas, dialogueront avec une quinzaine d'artistes de la jeune association Face à l'art. Ces derniers réalisent chacun, pour l'occasion, un polyptyque dont les dimensions s'accorderont avec la monumentalité du lieu. Enfin, le parcours de l'exposition sera ponctué de reproductions en jet d'encre de détails d'animaux, issus de la peinture de Vélasquez pour marquer la continuité de la peinture et de son histoire à travers les siècles.
    Au coeur du Jardin du Luxembourg...
    Le jardin accueille cette année des sculptures sur le thème animal, air ou eau. On les trouvera regroupées dans trois endroits principaux, du côté de l'Observatoire, près de l'Orangerie et dans les fontaines.
    Dans le grand bassin, le sculpteur François-Xavier Lalanne intervient avec une carpe géante de 2m50 couverte d'or, et Claude Lalanne avec un dimétrodon, animal fantastique de 5 mètres de long qui surgit des eaux de la Fontaine Médicis .... II est également rendu hommage à Eric Dietman, disparu l'an dernier. Nicolas Kennett nous invite à découvrir un bébé hippopotame sur la pelouse de l'Observatoire et un têtard de 2 mètres à la Fontaine Delacroix. Enfin, deux insectes camouflés dans le jardin, traduisent l'omniprésence, même incongrue de l'animal sur le territoire. Ce ne sont que quelques exemples, en tout 14 sculpteurs nous invitent à sillonner le jardin à la découverte de leurs créations.
    Commissaire de l'exposition...
    Marie Sallantin est un peintre qui vit et travaille à Paris. Licenciée en sociologie, diplômée de Sciences Politiques, elle entre à l'atelier de Jean Bertolle à l'ENSBA en 1978. Préoccupée par l'effacement de la peinture à Paris dans le champ de l'art contemporain, elle crée en 2000, avec le peintre Franck Longelin, le site www.face-art-paris.com, au croisement des choix de la critique (17) et des peintres (50). Par ailleurs, l'association Face à l'art regroupe aujourd'hui 26 peintres nés entre 1930 et 1970. Quatorze d'entre eux exposent dans l'Orangerie un travail monumental concerté sur l'animal.
    Au cours de l'exposition, trois tables rondes, réunissant des témoins et des acteurs du milieu de l'art, s'interrogeront sur la place de la peinture dans l'art contemporain. En conclusion, se tiendra une table ronde sur l'Animal et l'Homme. Des ateliers d'art plastiques sont proposés aux enfants dans le Jardin (entrée face au n° 4 de la rue Guynemer), animés par les artistes de l'exposition. Les enfants s'exprimeront également sur le thème de l'animal (Tél. du 17 mai au 15 juin : 01.42.34.33.99). Pour célébrer la fin de cet atelier, une exposition de toutes les oeuvres des enfants fera l'objet d'un goûter-vernissage le samedi 14 juin...


  • Le Parisien, 25 mai 2003

    Expo / Gratuit
    Des bêtes amusantes

    JARDIN DU LUXEMBOURG (PARIS VIè), VENDREDI. L'exposition "Animal et territoire" se tient jusqu'au 21 septembre. (LP/FRED DUGIT)

    UN DINOSAURE dans la fontaine, un marabout entre deux arbres, un hippopotame sur la pelouse... Depuis quelques jours, le jardin du Luxembourg est envahi par un étrange bestiaire. Organisée par le Sénat jusqu'au 21 septembre prochain, l'exposition " Animal et territoire " se mêle ainsi au quotidien du plus grand jardin de Paris intra muros. L'organisatrice, Marie Sallantin, a laissé carte blanche à une trentaine d'artistes pour imaginer un animal dont la silhouette se fonde dans ce décor bucolique.
    Les poétiques éoliennes d'oiseaux de Tania Bruzs accueillent le visiteur à l'entrée, côté rué Guynemer. Sur la grande pelouse, les "Hérons au long bec" de Jean-François Briant semblent posés pour l'éternité. Sous un marronnier, Erik Dietman a posé une improbable "Grand-mère colombe"
    affublée d'un chapeau. Le menaçant "Dimetrodon" de Claude Lalanne crache de l'eau dans l'auguste fontaine Médicis cependant que les oies de François-Xavier, son époux, défilent devant le jardin de la Roseraie. Un peu plus loin, les orangers parfument l'air devant le palais du Sénat, cependant que l'Orangerie accueille les peintures d'éléphants de Gilles Aillaud et de Jean-Pierre Pincemin, entre autres. Se balader entre les grands arbres de ce jardin qui fourmille de mille activités et découvrir au hasard d'une allée les oeuvres de ces artistes contemporains est un plaisir que l'on peut pratiquer en famille, des plus petits aux plus âgés. F. J.
    "Animal et territoires dans
    l'Orangerie et le jardin du
    Luxembourg, tous les jours de
    10 heures à 19 heures. Entrée libre.


  • Libération, 27 mai 2003

    Expo
    Art en eaux troubles

    Mais que sont-ils allés faire dans cette galère ? Ils, ce sont les quelques artistes (Gilles Aillaud, Michel Haas, Jean-Paul Rebeyrolle...) à sortir la tête de l'eau pour le moins stagnante de cette exposition, Animal et Teritoire, proposée par Marie Sallantin (elle-même artiste) pour la quatrième édition de la manifestation produite par ArtSénat. D'une faible qualité et présentée de manière confuse, l'exposition rassemble d'une part une douzaine de sculpteurs dans le jardin du Luxembourg et d'autre part, dans l'Orangerie du Sénat, dix "peintres invités" (dont ceux précités), ainsi qu'une quinzaine d'artistes de l'association Face à l'Art qui ont, pour l'occasion, réalisé de grands polyptiques, et quinze autres artistes de l'atelier Pasnic. Mais, même ce dernier, pourtant réputé pour la qualité de ses éditions d'estampes, se retrouve noyé dans cet ensemble glauque. H. - F.D.


  • Le Figaroscope, 28 mai 2003

    "Animal et territoire"
    à l'Orangerie et au jardin du Luxembourg

    Bestiaire au jardin
    Gardez l'oeil! Le Luxembourg aujourd'hui est peuplé d'animaux cachés ou tellement bien intégrés au cadre naturel qu'il est possible de les croiser sans les voir. A quelques pas de la statue de Mendès-France, un hippopotame broute tranquillement au milieu d'une pelouse, tellement vivant et gracieux qu'il semble être le locataire attitré de ce territoire interdit. Au centre du grand bassin, une énorme carpe extatique fait la moue aux voiliers qui la frôlent. A l'ombre de la fontaine Médicis, trois nénuphars colorés, qui ont troqué leur fleur contre une grenade menaçante, occupent naturellement le bassin en compagnie d'un dragon à la carapace feuillue. Quatorze sculpteurs ont ainsi déposé leur bestaire aux quatre coins du jardin ; chaque animal trouve légitimement sa place : un coléoptère se niche en haut d'un palmier, des petits anges accrochés à un grillage se confondent au feuillage d'un marronnier, un gros têtard lézarde au pied de la fontaine Delacroix;
    Ces sculptures animalières sont l'apéritif d'une exposition thématique, "Animal et territoire", qui se prolonge dans l'Orangerie. Comme s'il s'agissait d'une friche, sur de grands panneaux en bois, 13 artistes de l'association Face à l'Art ont créé pour l'occasion des oeuvres monumentales illustrant leur perception de l'animal. Un cerf, des oiseaux, des chiens, une biche, un âne, un guépard, sont quelques-uns des sujets traités sur un mode figuratif. Ils révèlent chacun des sensibilités différentes : la bête est torturée, puissante, anecdotique, tranquille ou écorchée. Quelques grandes signatures de l'art contemporain telles que Gilles Aillaud, Henri Cueco ou jean-Paul Rebeyrolle ont bien voulu mêler une de leurs oeuvres à ce singulier monde animalier qui excite la curiosité sans déranger l'ordre naturel.
    CRITIQUE **
    Tout semble avoir été prévu pour les enfants. Le thème de l'animal les séduit immédiatement, le jeu de cache-cache avec les sculptures du jardin aiguise leur appétit et, comble du bonheur, un atelier aménagé dans une grande tente aérée leur permet de peindre l'animal de leur choix. Trois artistes animent à tour de rôle des séances (ré)créatives d'arts plastiques, pour le plaisir de transmettre leur art et leur manière de représenter la faune - D.D.


  • France Soir, 18 juin 2003

    Des tableaux de cinq mètres de haut au Sénat
    Paris ArtSénat invite, pour sa quatrième édition, vingt-quatre peintres d'art contemporain à exposer sur le thème Animal et Teritoire à l'Orangerie du Sénat jusqu'au 15 juin, et au jardin du Luxembourg jusqu'à la fin de l'été. Cette exposition,à l'initiative de Marie Sallantin, permet d'aller à la rencontre d'oeuvres animalières contemporaines, spécialement réalisées pour l'exposition en écho aux nombreuses sculptures d'animaux déjà présentes dans le jardin. Dans l'Orangerie, le public pourra rencontrer une quinzaine d'artistes de la jeune association Face à l'Art : chaque peintre réalisera un polyptique dont les dimensions s'accorderont avec la monumentalité du lieu. Le tableau devra donc être haut de cinq mètres pour animer le grand mur de soixante mètres de l'Orangerie. Les oeuvres joueront avec le passage des saisons, les variations du climat et de la lumière. Les mardis seront consacrés, pendant toute la durée de l'exposition, à des rencontres avec les artistes et des critiques, des philosophes, des sociologues, des écrivains. Des ateliers d'art plastique seront égalemnt proposés aux enfants. Une exposition estivale alléchante!


  • Notre sélection "Journalistes surmenés"...

    Télérama, 25 juin 2003
    Animal et territoire
    Jusqu'au 21/9, jardin du Luxembourg, Paris.
    Tél : 01-42-34-33-99
    Artension, mai/juin 2003
    ORANGERIE ET JARDINS DU LUXEMBOURG
    6 rue Roger Verlomme
    75003 Paris
    Tél. 01 42 34 33 99
    "Animal et Territoire"
    du 17/05 au 15/06/03


    Beaux Arts Magazine, septembre 2003
    Jardins du Luxembourg
    01 42 34 33 99
    Animal et territoire
    Cimaise, 2ème trimestre 2003
    Orangerie de Sénat et Jardin du luxembourg
    Animal et territoire, 24 peintres (de Pierre-marie
    Brisson à Todd Narbey), 15 sculpteurs (des Lalanne
    à Nicolas Kenneth), 3 artistes graveurs. Face au n°4,
    rue Guynemer - 75006 Paris Tél. 01 42 34 33 99. Du
    17 mai au 15 juin 2003 (Orangerie). Du 17 mai au
    21 septembre (Jardin).


      Artsénat 2003 : animal et territoire




    La peinture, Ie dos au mur
    ART CONTEMPORAIN. La peinture d'aujourd'hui est privée de public. Une association proteste avec humour.


    L'ASSOCIATION SE NOMME Face à l'art. Les 45 peintres qui la composent ont proposé, en début d'année une performance plutôt réjouissante. Deux plaques parallèles de 20 mètres sur 3, 50 de haut séparées par un interstice de 40 cm. A l'extérieur : rien. À l'intérieur: des tableaux, de la peinture. Mais que personne ne peut voir, forcément. Néantisée. Pour personne...
    Ça s'intitule Collection privée. Et en effet cette collection est privée de toute visibilité. Comme, disent les auteurs, la peinture d'aujourd'hui est privée de public par la bêtise des patrons de l'art contemporain qui l'ont chassée des manifestations officielles.
    Vous ricanez ? Vous direz que ces peintres n'ont peut-être aucun talent ? Argument nul, puisqu'on ne les verra pas. Ils sont donc indiscutables. Et puis la notion de talent est bien passéiste, non ? L'historicité de l'idée est parfaite aussi. Et n'est-ce pas qu'ils questionnent l'art officiel, sa haine de la peinture, et de tout sens ?
    Assez drôle ; assez imparable. L'oeuvre a été proposée aux responsables de l'art officiel. Pas beaucoup d'humour... Pas de réponse... J.B.
    Face à l'art Présidente : Marie Sallantin, 5 bis, rue Béranger, 75003 Paris
    [juillet-Août 2001]



      RESISTANCE

    Face à la disparition de la peinture dans les circuits officiels de l'art contemporain, 20 peintres de Face à l'art proposent "Collection Privée" au site de la Création Contemporaine du Palais de Tokyo et à la Fondation François Pineau. (Les peintures sont enfermées dans des caissons de telle façon que personne ne puisse les voir et qu'elles soient ainsi acceptées par les susdites institutions).
    Association Face à L'art: www.face-art-paris.com


    ARTISTES : www.face-art-paris.com

    Voici l'adresse, sur internet, d'un collectif d'artistes dynamique. "Face à l'Art Paris" : 20 peintres associés présentent leurs oeuvres et celles des confrères qu'ils aiment. Ils mènent un ensemble d'actions pour que la peinture figure dans les expositions d'art actuel. Comme dit Franck Longelin, l'un des piliers de l'association, "seule la chirurgie pourrait porter un coup fatal à la peinture, par ablation du cerveau à la naissance! La peinture est une pratique particulière de la pensée, elle est un geste évident et inévitable comme la parole ou l'écrit!" [juin 2001]


    La chaîne de l'art contemporain

    FACE A L'ART
    "Un salon de peinture sur internet créé par une association de peintres, Face à l'art -Paris, pour dire le rôle fondamental de la peinture et de la figuration aujourd'hui.
    Ce site présente deux expositions virtuelles par an. En ce moment, une exposition sur "le corps masculin". Face à l'art donne également carte blanche tous les trimestres à un critique d'art pour présenter quelques peintres de son choix."

    Visitez le site : Art-to-date


    N° du 29 janvier au 4 février 2001 :
    Les peintres poussent un cri : "Laissez-nous de la place !"
    Une association de peintres appelle le président de la République à la vigilance. La peinture doit vivre !

    Un "site de création contempo-
    raine" va s'ouvrir au Palais de
    Tokyo l'automne prochain, et
    déjà des problèmes se posent. On
    peut certes se réjouir qu'un nou-
    veau lieu d'exposition s'ajoute à
    ceux récemment créés. A condition
    qu'il propose une programmation
    différente et diversifie le choix d'ar-
    tistes offert au public.
    Puisqu'il est question en ce mo-
    ment des nominations à la tête
    d'institutions culturelles, consta-
    tons tout de même que la montée
    en puissance de spécialistes comme
    Nicolas Bourriaud, à la tête de ce
    nouveau lieu avec Jérôme Sans, ou
    de Bernard Blistène qui, au Centre
    Pompidou, a commis "Au-delà du
    spectacle", exposition aussi alié-
    nante que souriante (lire Marianne
    du 11 décembre), n'est pas près de
    nous sortir de la liberté-sans-choix
    qui étouffe les arts. Non que la

    Collection privée
    du collectif Face à l'Art
    compétence de ces responsables,
    et de ceux qui ont organisé des ex-
    positions comme "La Beauté" ou
    "Voilà", soit discutable : ces gens-
    là connaissent tout, tout de l'art ré-
    cent, très récent. Mais au vu de ce
    qu'ils exposent, force est de forger
    pour eux une nouvelle catégorie de
    décadence : les "Décadents du
    Frais", de l'immédiat. Sans recul ni
    perspective, sans exigence sur les
    effets de l'art. Ils donnent dans la
    nouvelle esthétique, baptisée "es-
    thétique relationnelle", où "l'art
    c'est la vie", où les artistes propo-
    sent leurs hobbies et où les specta-
    teurs pourront faire la cuisine. C'est
    frais, c'est neuf, sophistiqué dans
    la glose ; et morne, et plat. Dans
    cette situation, une association
    de peintres, Face à l'Art Paris,
    demande, par lettre ouverte au
    président de la République, au mi-
    nistre de la Culture et aux critiques
    d'art, qu'on laisse au public, dans
    ce futur site d'art contemporain, le
    choix de voir un peu de peinture, à
    côté des installations et de la vidéo.
    Et, pour symboliser le ghetto dans
    lequel est enfermée la peinture, elle
    propose d'exposer au Palais de Tokyo
    un monument où seront enfermés,
    entre deux tranches de béton, des...
    tableaux - vestiges d'un autre
    temps?       Jean-Philippe Domecq


    VERSO
    ARTS ET LETTRES
    EXPOS DE LA RENTRÉE, LA SÉLECTION DE VERSO :
    Face à l'Art paris
    www.face-art-paris.com
    "TÊTE", EXPOSITION VIRTUELLE SUR INTERNET
    jusqu'au 28 février 2000


    En page actualité Musexpo fait une annonce sur notre salon virtuel Face à l'Art - Paris, ainsi que sur la carte blanche que propose Jean-Luc Chalumeau :

    << Face à l'Art - Paris. Nouvelle version et nouveau look. C'est un salon de peinture sur internet géré par une association de peintres. 35 peintres sont invités par 12 critiques et la cooptation fonctionne aussi de peintre à peintre. Jean-Luc Chalumeau orésente une carte blanche (9 mars - 9 mai) à deux jeunes artistes : Marko Velk et Vuk Vidor. Face à l'Art - Paris propose de découvrir des oeuvres - bientôt dans un espace virtuel à 3 dimensions - autour du thème de la figure et des sujets qui la suscitent. Adresse du site : www.face-art-paris.com >>


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