Extraits du texte : "Yves Michaud présente Rebekah Berger peintre"
Connaissance des Arts magazine - décembre 1997


" Dans ses peintures, il y a presque toujours un personnage féminin nu, immense, aux prises avec le monde et son pandémonium - sorte de King Kong femelle ou Zeus enfant hésitant entre jubilation, angoisse, colère et étonnement. Un tourbillon de gestes picturaux emporte images, fragments de légende, désirs commercialisés et bouts de réalité directement prélevés sur la vie -. cheveux, tickets, allumettes, paillettes, morceaux de dépliants publicitaires. La sensibilité du peintre est séismographique et elle nous revient dans un séisme de peinture. Dans sa traversée de la ville et de la banlieue, dans ses rencontres avec les amis ou les inconnus, dans sa perméabilité aux informations, aux sensations et aux signes, Rebekah Berger trouve autant de menace que de richesse. Et donc elle absorbe et régurgite, elle s'y alimente et s'y blesse. Cela donne une peinture expressionniste et carnavalesque, où les ours sont des ours en peluche et des fauves, où les produits du supermarché rassasient, étourdissent et étouffent. "