Le mot de l'artiste


La compagnie de Vénus

Etre dans la compagnie de Vénus depuis une dizaine d'années, m'a mise dans celle des peintres qui, par leur peinture ont apporté un peu de joie, de paix et de consolation, un peu de tendresse et d'humour aussi à partager : celle des nabis, celle de Matisse. Plus loin de nous, celle de Boticelli, de Giotto par exemple... Il me semble nécessaire de savoir répondre à la violence du monde par autre chose que son reflet exacerbé. C'est le message de Vénus.

septembre 2003    


Lorsque je regarde mes tableaux, je vois bien qu'ils interrogent notre mémoire.

En simplifiant disons que la mémoire a deux versants. Le premier, celui du malheur tourné vers la barbarie, l'anéantissement, l'appel sans espoir. Le second côté orienté vers le bonheur, l'harmonie, la recherche ardente du beau.

On peut passer de l'un à l'autre.

Lorsque cela est venu dans ma peinture, je n'ai pas boudé l'événement et l'avènement de Vénus : un récit inachevé avec une trentaine de tableaux plutôt grands, qui se décompose comme ceci:





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