Valérie Auriel

 


 

Parenthèses


Pour moi, la peinture est une respiration, une bulle de couleurs et de poésie. Sans la peinture, je m'asphyxie, je me dessèche. En choisissant ce médium artistique que l'on dit obsolète, je revendique le droit à prendre des chemins de traverse. Je revendique le droit à une certaine légèreté inconséquente. Je peins des scènes entrevues, des fragments de rêves, des contes de mon enfance, des aventures personnelles. Je souhaiterais saisir la fugacité de la vie, de ma propre vie. Quelle futilité ! Mais en peignant, je m'oublie dans mes pensées, je confonds réalité et illusion, je lâche la proie pour l'ombre. Et j'invite qui regarde mes toiles à se perdre avec moi. La peinture, comme subversion nécessaire !


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