Colette Banaigs

 


 

J’essaie de peindre entre signe et figure, en donnant à la figure, ou à l’image, la simplicité, donc la force, du signe, et en donnant au signe l’importance affective de la figure. Or le signe est du fait de son universalité (ex :le cœur, les signaux d’avertissement.etc..) compris de tous. La figure humaine, ou le corps, si ils sont simplifiés, peuvent également exprimer beaucoup de choses. Le signe est donc un moyen d’expression, de compréhension et d’explication puissant et efficace. « Je marche dans le noir et je plante mes signes » écrit le poète argentin Ottavio Paz. C’est un peu ce que j’essaie de faire en peinture.

J’utilise en outre beaucoup dans ma peinture les fausses écritures, car elles possèdent la richesse plastique et la présence humaine de l’écriture, tout en étant un témoignage de l’incommunicabilité entre les hommes: On se dit que l’on va comprendre ce qui est écrit, on essaie de lire…et l’on ne comprend rien.

J’utilise également beaucoup le papier journal, car il est à la fois un matériau riche et intéressant, et il est tout pétri de la vie même.

Une citation du peintre allemand Max Neuman me servira de conclusion : «j’ espère que ma peinture va un peu au-delà de la peinture »

Colette Banaigs 15 11 07


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