Mon principal souci quand je peins, est de donner au tableau le plus de présence possible. Pour cela, je fais en sorte de le charger d'une certaine quantité d'affect.
Le meilleur moyen, dans le cas du paysage par exemple, est de fabriquer soi-même son propre modèle. Des années plus tard, quand tout ce qu'on a planté a bien poussé, le peindre procure la même émotion, beaucoup plus forte même, que si je faisais le portrait de personnes qui me sont très chères.